Impuissance : les dernières nouvelles pour 2014 et 2015 (version longue)

Impuissance : les dernières nouvelles pour 2014 et 2015 (version longue)

Très régulièrement les médias vous annoncent de nouveaux produits miracles pour les problèmes sexuels des hommes comme des femmes.

Pour les hommes les progrès thérapeutiques sont réels, il n’en est pas de même pour les femmes.

Un nouveau médicament de la famille du Viagra®

Un précurseur : le Viagra®

Découverte du Viagra®

Il est amusant de penser que l’action du Viagra® a été trouvée par hasard.

En effet, la molécule chimique du Viagra®, appelée sildénafil, était testée comme vaso-dilatateur potentiel des artères coronaires et ceux qui étaient ainsi traités ont fait remarquer qu’ils avaient nettement amélioré leurs performances sexuelles !

Avec le Viagra® est donc apparue une nouvelle classe thérapeutique qu’on a appelé la classe des IPDE5 ou Inhibiteurs de la PhosphoDiEstérase.

Mode d’action du Viagra®

L’action des IPDE5 est physiologique puisqu’ils s’insèrent dans des réactions chimiques normales de l’organisme.

Il faut savoir que lors d’une excitation sexuelle le cerveau produit du monoxyde d’azote ou NO qui provoque une cascade de réactions chimiques aboutissant à la production de GMPc ou Guanosine MonoPhosphate cyclique.

Ce GMPc induit un relâchement des muscles lisses des corps caverneux et donc favorise l’afflux de sang dans le pénis.

Mais la PDE5 ou PhosphoDiEstérase vient dégrader le GMPc et provoque donc un déclin de l’afflux sanguin dans le pénis et par conséquent un déclin de l’érection.

C’est là qu’intervient le Viagra® en tant qu’IPDE5 : il empêche l’action de la PDE5 et donc maintient le taux de GMPc et conforte l’action du GMPc qui favorise l’érection.

Commercialisation du Viagra®

Le Viagra® a été commercialisé en France en 1998, peu après son lancement aux Etats-Unis la même année. Le Viagra® a été commercialisé par le laboratoire Pfizer.

Le Viagra® a représenté véritablement une révolution dans le traitement des troubles de l’érection car pour la première fois un médicament à prendre par voie orale s’est avéré extrêmement efficace, à l’inverse des psychothérapies de tous poils jusque-là en vain proposées pour ce genre de problème.

Le Viagra® est devenu générique sous le nom de la molécule active sildénafil au milieu de l’année 2013.

La famille du Viagra®

En 2004 ont été commercialisés en France deux autres médicaments de la famille des IPDE5 : le Lévitra® du laboratoire Bayer et le Cialis® du laboratoire Lilly. Les molécules actives en sont respectivement le vardénafil et la tadalafil.

Le Lévitra® est constitué d’une molécule très voisine du Viagra® tandis que le Cialis® est composé d’une molécule totalement différente qui lui a conféré un avantage certain : le Cialis® reste généralement actif pendant 2 à 3 jours contre quelques heures seulement pour le Viagra® et le Lévitra®.

Photos de boites de medicaments de la famille des ipde5 (Viagra, Levitra, Cialis, Spredra et Sildenafil) contre les troubles de l'érection et l'impuissance

Photos de boites de medicaments de la famille des ipde5 (Viagra, Levitra, Cialis, Spredra et Sildenafil) contre les troubles de l’érection et l’impuissance

Le dernier né : le Spedra®

Un nouveau médicament de la même famille que le Viagra® a été commercialisé en France en avril 2014, sous le nom de Spedra® par le laboratoire Menarini. La molécule active en est l’avanafil.

C’est donc le 4e IPDE5 disponible pour traiter les problèmes d’érection.

Ce n’est donc pas une révolution, mais un élargissement de l’arsenal thérapeutique destiné aux médecins traitant les impuissants et ceux qui souffrent d’érections insuffisantes.

Spedra® montre après un an de recul beaucoup moins d’effets secondaires que ses concurrents de la même famille, avec une durée d’efficacité intermédiaire entre celle du Viagra® et du Lévitra® d’une part (environ 8h en moyenne) et celle du Cialis® d’autre part (24h et souvent plus).

Son prix aussi est intermédiaire entre celui du Cialis® qui est cher et celui du Viagra® vendu sous le nom de sidénafil qui est très abordable.

A noter que malgré l’extrême extension de l’usage du Viagra et des produits de la même famille il y a encore des psys pour contester « la médicalisation de la sexualité », croyant encore, naïvement, que « tout est dans la tête ».

Une pommade pour les impuissants

La première méthode efficace contre l’impuissance

Dès le début des années 80, donc bien avant la sortie commerciale en France du Viagra® en 1998, le premier traitement efficace de l’impuissance masculine avait été inventé et expérimenté à Paris par l’urologue Ronald Virag.

Ce traitement s’est avéré très efficace mais nécessitait une injection dans le pénis, dite injection intra-pénienne, avant chaque rapport sexuel, ce qui limitait forcément sa diffusion.

Au début il s’agissait d’une injection de papavérine, vaso-dilatateur connu depuis longtemps, puis la papavérine a été remplacée par une molécule de la famille des prostaglandines appelée alprostadil.

Cette méthode est très fiable et donne entière satisfaction lorsque la technique d’injection est maîtrisée, ce qui est relativement facile.

Elle est destinée à certains hommes impuissants qui ne réagissent pas ou plus aux médicaments sous forme de comprimés il leur reste à se faire des injections dans le pénis de ce produit.

Les effets secondaires sont rarissimes, sous formes de brûlures ou de douleurs après l’injection, et encore plus rarement le priapisme qui consiste en une érection interminable de plusieurs heures et qui ne survient que lorsque la dose injectée n’est pas bien adaptée.

L’alprostadil injectable est commercialisé actuellement sous le nom d’Edex® du laboratoire UCB Pharma et sous le nom Caverject du laboratoire Pfizer et existe en dosage de 10 µg et de 20 µg.

Apparition d’une crème contre l’impuissance

Au début de l’année 1999 un laboratoire, Méda Pharma, a eu l’idée, pour éviter l’injection intra-pénienne, de proposer de l’aprostadil sous forme de crème à introduire dans l’urètre grâce à une petite canule.

Ce médicament a été commercialisé sous le nom de Muse® et existe en trois dosage : 250µg, 500µg et 1000 µg.

Cinq à dix minutes avant un rapport sexuel le patient doit uriner puis introduire la canule dans le canal urinaire appelé urètre par l’orifice au bout du gland appelé méat. Le bouton pressoir sert à expulser le produit dans l’urètre, puis il faut faire rouler le pénis dix secondes dans ses paumes des mains pour assurer une bonne distribution du produit, et continuer cette manœuvre en cas de sensation de brûlures.

En fait ce geste n’est pas plus simple qu’une injection intra-pénienne, et il est finalement plus douloureux qu’une injection intra-pénienne qui est totalement indolore, et surtout le résultat est extrêmement variable selon les hommes et selon les jours et donc finalement souvent décevant alors que l’injection intra-pénienne est constamment efficace lorsque la dose optimale a été trouvée.

Pour ces raisons les utilisateurs de Muse® sont rares à l’heure actuelle.

Nouvelle crème contre l’impuissance

Photo d'une boite de crème Vitaros et injection Edex contre les troubles de l'érection et l'impuissance

Photo d’une boite de crème Vitaros et injection Edex contre les troubles de l’érection et l’impuissance

Depuis des années était annoncée l’arrivée sur le marché français d’une pommade qui remplacerait les injections dans le pénis que sont obligés de se faire certains patients souffrant d’impuissance sévère.

C’est le laboratoire Majorelle qui, régulièrement, annonçait la commercialisation de cette crème, contenant le même produit actif, l’alprostadil, que les injections dans le pénis, Edex® et Caverject® et que la crème Muse®.

Ce nouveau médicament, vendu sous le nom de Vitaros®, après des années d’annonce, a été commercialisé début juin 2015, et se présente sous forme de petites canules en forme de petites seringues, 4 unités par boite, chaque canule contenant la dose efficace pour un rapport sexuel.

Vitaros existe avec le dosage à 300µg, la forme à 200 µg n’est pas encore commercialisée.

Mais, la nouveauté est qu’il y a dans la formule de cette nouvelle crème un accélérateur de diffusion, le dodécyl propionate, qui devrait augmenter notablement la pénétration du produit actif à travers la paroi de l’urètre.

C’est évidemment la condition nécessaire pour être plus performant que Muse®.

Alors que le laboratoire restait muet sur le mode d’administration, l’information journalistique durant ces dernières années laissait entendre que l’utilisation de la crème consistait à l’appliquer sur le gland avant un rapport sexuel.

En réalité son utilisation est voisine de celle de Muse® décrite ci-dessus et elle n’est pas aussi aisée que ce que laissait entendre les journalistes au fil du temps.

La canule, qui a une forme de petite seringue, doit être sortie du frigo avant utilisation, afin que la crème redevienne un peu plus fluide. Ensuite, à l’aide de cette canule, il faut introduire la crème dans l’urètre mais sans toucher l’urètre, de crainte de la blesser, au contraire de la canule de Muse® qui était introduite dans l’urètre.

Dans ces conditions il est très difficile de faire pénétrer toute la crème, même en tenant le pénis vertical pendant 30 secondes, même en massant légèrement, et le résultat risque de varier d’une fois à l’autre et il sera donc difficile de trouver la dose efficace et il n’est pas sûr que cette dose soit constamment efficace, étant donné que les paramètres d’absorption du produit dans la peau et les muqueuses peuvent varier facilement d’un jour à l’autre.

En outre il faut aussi savoir que si le taux de succès d’une injection dans le pénis est voisin de 100%, le taux de succès de cette pommade semble être aux alentours de 50% dans les essais cliniques, donc du même ordre que Muse®, et donc cette crème risque de provoquer beaucoup de déceptions.

Une méthode innovante. IC-FORCE

Voici une bonne nouvelle pour tous ceux qui souffrent d’un trouble de l’érection, et l’on sait qu’ils sont nombreux à tous les âges de la vie.

Il s’agit d’une méthode innovante, expérimentée à Lyon depuis de nombreuses années, dans le Centre d’Etudes des Dysfonctions Sexuelles. La base de données ainsi constituée a fait l’objet d’analyses statistiques qui ont montré toute l’importance de cette méthode.

Et l’intérêt de cette méthode vient d’être reconnu internationalement puisqu’elle fait l’objet d’un article paru en décembre 2014 dans le meilleur journal scientifique américain : the PhysioTherapy Journal (PTJ)

Elle est basée sur le travail de certains muscles du périnée, qui s’appellent les ischiocaverneux, indispensables à la rigidité du pénis. Cette rééducation qui renforce ces muscles améliore considérablement la rigidité du pénis.

Très efficace pour tous ceux qui désirent renforcer leur rigidité pénienne ce qui n’est autre que la vrai puissance sexuelle.

Très efficaces aussi pour tous ceux qui à pâtir d’un certain âge voient leur performances diminuer.

C’est donc un grand espoir pour tous les hommes souffrant de problèmes d’érection.

Article complet au format PDF

Author Info

Pierre Lavoisier

Professeur Pierre Lavoisier, Médecin Sexologue à Lyon, Vous accueille dans son cabinet situé au 153 Rue Pierre Corneille en plein cœur du 3e arrondissement de Lyon (69). Également chercheur ayant déposé de nombreux brevets autour du traitement de l'impuissance, des troubles de l'érection, de l'éjaculation précoce et de la sexologie en général et en particulier les méthodes IC-FORCE et IC-CONTROL très efficaces contre les troubles de l'érection et l'éjaculation rapide. Ces méthodes de traitement sont efficaces et naturelles.